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Vous êtes sur le site des habitants du cours d’Herbouville et de ses alentours immédiats, conçu et animé par l’association ÔceCours !

Parcourez l’histoire méconnue de ce large cours au bord du Rhône, et  découvrez comment ses habitants ont décidé de lui redonner une nouvelle dynamique. Commerçants, services, vie quotidienne, convivialité, actualités, vous trouverez tout ce qui peut être utile, que vous soyez riverain ou de passage.

Si vous habitez le cours, en adhérant à l’association, vous accédez à des services spécifiques, tels que le Troc-Service, le forum de discussion... Vous pourrez  ainsi contribuer à l’amélioration de notre cadre de vie et devenir partie prenante de la vie collective du cours.

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Dernières actualités

Le Pont Vaisse ou le pont Saint Clair

Le Pont "de Lattre de Tassigny" qui conduit les voitures de la rue Duquesne au tunnel de la Croix-Rousse a remplacé en 1956 l'ancien pont Vaisse, initialement appelé Pont Saint-Clair, détruit en 1953.

Ce dernier, construit en 1856 fut appelé Pont Saint-Clair, puis renommé pont Vaisse en hommage à Claude Marius Vaisse (un Lyonnais qui fut Préfet, Député, Ministre et Sénateur) en 1931.

Ce même pont remplaça le pont Louis-Philippe qui fut emporté lors d'une crue en 1854.

On trouve dans le Courrier de Lyon un article qui fait état de cette démolition : Le 28 juin 1854, Le Courrier de Lyon fait état de pluies diluviennes qui touchent Lyon. Le fleuve est en crue.

"Vers les dix heures [du matin], un bateau chargé de pierres qui s'était engravé (...), et abandonné, dit-on, par ses conducteurs au milieu du lit, ayant été dégagé par les eaux grossies (...) s'en est allé à la dérive. A la hauteur du faubourg de Bresse, il s'est heurté contre le moulin Meyrel (...), fixé à la rive droite, a brisé ses amarres et l'a rejeté sur une autre usine de ce genre (...) qui a résisté et heureusement arrêté le précédent. Le bateau a chaviré, mais sa coque, réunie aux débris par le choc aux deux moulins, ont continué à suivre le courant et sont venus en heurter un autre moulin situé en face du pavillon chinois, au-dessus de la place de la Boucle. Les liens de celui-ci ayant été rompus, il s'est détaché de la rive et a été entraîné. Après avoir donné une violente secousse à une autre usine placée un peu plus bas et qui a été acculée contre le bord, il est venu se jeter contre la travée centrale du pont dont il s'agit.
La partie pentive de son toit s'est engagée sous le tablier, l'a soulevé, et bientôt, après quelques oscillations de courte durée, celui-ci a cédé, entraînant avec lui les chaînes de suspension par l'effort desquelles les huit colonnes en pierre de taille qui les supportaient ont été renversées.
En quelques minutes, ce beau monument d'architecture hydraulique (...) était complètement rasé (...)".

Le Pont Vaisse n'était pas situé exactement à l'emplacement du pont de Lattre mais plus au nord, face à la montée Bonnafous, presque face à la maison d'Edouard Herriot (le 1 Cours d'Herbouville).

Ci-dessous : photo très intéréssante pris du pont Vaisse débouchant sur le Cours d'Herbouville, avec l'aimable autorisation de http://www.lyon-photos.com. On remarque tout de suite les arbres sur la gauche qui n'existent plus et l'accès agréable au Quai.

On trouve dans le Progrè illustré vers 1891 une intéréssante gravure illustrant un marché aux Pommes sous le pont saint Clair qui montre bien que ce Quai fut autrefois accessible.


Il fut endommagé en 1944 par des bombardements, mais ne fut détruit qu'en 1953 pour laisser place à l'actuel pont de Lattre de Tassigny.

Consultation sur le stationnement résident payant

Dans le cadre du conseil de quartier, nous organisons une consultation à tous les habitants du cours d'Herbouville. Nous vous demandons de vous prononcer sur le projet de stationnement résident payant. Les avis sont très partagés sur ce type de fonctionnement pour notre quartier.

Qu'est ce que le stationnement résident payant ?

C'est un mode de stationnement payant mais avec un tarif préférentiel aux résidents. Le stationnement payant est valable de 9h à 12h et de 14h à 18h (sauf extension). Pour les résidents, un tarif spécial est proposé à la journée, à la semaine ou au mois (env 16 Euros par mois pour 1 vignette, a priori il pourrait y avoir 2 vignettes par foyer).

Les résultats de la concertation seront publiés et transmis aux pouvoirs publics.

Répondez à la consultation en ligne en cliquant sur ce lien :

REPONDRE A LA CONSULTATION EN LIGNE

Opération Sapins de Noël sur le Cours d'Herbouville

Vendredi 11 Décembre 18h00

C'est un camion qui vient nous apporter une cargaison de sapins de noël !

L'association des commerçants du plateau de la croix Rousse représenté par Jean Pierre Quénard, associée aux commerçants du Cours d'Herbouville et au conseil de Quartier Est et à l'initiative de l'association O Ce Cours ont offert à notre quai un peu de gaieté.

Pour l'occasion quelques habitants, commerçants et élus s'étaient donnés rendez vous pour accueillir ces sapins et boire un verre à la santé du Quai d'Herbouville et de ses habitants. Ce fut l'occasion de mettre un petit coup de projecteur sur le quotidien de notre quartier et ses problèmes de commerce.

Les élus David Klimelfeld, Emmanuel Hamelin et le député Pierre Alain Muet sont venus fêter avec nous cet événement.

 

 Samedi 12 Décembre 9h00

A l'aide de quelques bonnes volontés, les sapins sont répartis tout au long du quai, laissés nu pour que chacun puisse y apporter sa décoration.

Mot de remerciement de Danielle Cordiez, présidente de l'association O Ce Cours :

Je viens au nom de tous les habitants du cours d'Herbouville vous remercier à nouveau pour la distribution de sapins dans notre quartier vendredi soir.
Merci à toi, Jean-Pierre (Quénard NDLR) qui a compris très rapidement la nature de ma demande. Ce geste représente pour tous un rattachement à la vie du plateau, fut-il symbolique.
Merci à tous les membres du conseil du quartier Est et Rhône d'avoir accepté de jouer le jeu et de nous permettre de décorer notre quartier.

Merci à l'Association Lyon Croix-Rousse et plus particulièrement à Mr. Descours, à Muriel Nemoz, à Anne Piaguet d'avoir participé à la mise en oeuvre mais aussi en partie au financement de cette animation.
Et puis, nous avons eu le plaisir de recevoir des personnalités qui ont montré leur intérêt à notre démarche.

Enfin, je remercie toutes les personnes qui se sont déplacées et avec qui nous avons partagé un bon moment.

Ce samedi nous avons disposé les sapins tout au long du cours en faisant le maximum pour dissuader d'éventuels "emprunts".
Cela nous a permi de communiquer avec un grand nombre de riverains qui ont accueilli cette initiative avec grand plaisir.

Notre quartier vient de prendre un petit air de fête inhabituel grâce à toute ces bonnes volontés.

Encore merci à tous !!!

Stop aux voitures épaves !!!

Depuis plusieurs mois des voitures non roulantes sont stationnées sur le Cours d'Herbouville profitant de la gratuité sans pour autant se soucier de la règlementation (qui interdit les stationnements plus de 24h sur la même place) et surtout sans se soucier de l'impacte sur l'environnement et le stationnement.C'est pourquoi nous avons décidé de saisir les autorités de Police pour verbaliser et faire retirer ces véhicules afin de libérer de la place déjà si rare.N'hésitez pas à nous informer de telles situations afin que nous puissions faire intervenir les autorités.pour cela : contact@ocecours.org ou par téléphone au 06 99 15 43 91

Cours d'Herbouville, nous avons des artisans

Article tiré du Progres :Éric Depeyre, artisan coutelier depuis 2003, s'est spécialisé dans les « fermants » en acier et matières noblesLes cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés ! Éric Depeyre, artisan coutelier, détient toujours sur lui deux couteaux, qu'il n'hésite pas à sortir, au restaurant ou chez des amis, pour couper sa viande. Inutile de préciser que quand il exhibe un de ses couverts à manche de sureau ou de corne de buffle du Vietnam, il fait sensation. « Cela permet d'engager un sujet de conversation » observe-t-il.Ce « gone » du 6e arrondissement de Lyon a enchaîné les petits boulots pendant des années : peintre, vendeur de vêtements, pompiste, agent de la SNCF, réparateur de matériel médical. Lors de ses moments de liberté, cet amateur de ball-trap s'amusait à monter et à remonter des Laguiole. Puis, à la faveur d'une période de chômage, il a fait un bilan de compétence en 2002 et s'est lancé dans une formation accélérée d'artisan coutelier, chez un maître : Henri Viallon, Meilleur Ouvrier de France, installé à Thiers. « Je voulais travailler pour moi » reconnaît ce quadragénaire. Il apprécie de « partir d'une feuille de dessin, de trouver des harmonies, de voir évoluer le matériel (acier, bois) pour arriver à un résultat », un bel objet. Il lui faut au moins deux jours pour fabriquer un couteau. Il s'est spécialisé dans les modèles « fermants » (comprendre pliants), ornés de matières nobles : bois de fer d'Arizona, os de chameau, autruche, girafe, corne, défense de mammouth, corail… « J'essaie de faire des couteaux élégants et fonctionnels, sensuels dans la main » dit-il, tout en déplorant que ses acheteurs, des collectionneurs, enferment leur trésor sous vitrine. « Quand je vends un couteau, l'affûtage est gratuit, mais je ne le revois jamais, car il ne sert pas ». Dommage, car « le couteau est le compagnon idéal de l'homme » dans sa vie quotidienne.Après avoir débuté rue de la Ruche (Lyon 3e), Éric est installé depuis trois ans cours d'Herbouville. Et il compte parmi ses voisins des designers de couteaux avec lame en céramique mais eux, ils fabriquent en Chine!«Au fil du cours». 6, crs d'Herbouville Lyon 4e. Tél : 06 83 59 96 60 www.ericdepeyre.com

Le cours d'Herbouville c'est encore la Croix Rousse

Article paru dans le magazine "le Progrès".

En réponse à l'article du Progrès Danielle CORDIEZ tient à apporter ces informations complémentaires :

  • L'invitation de Monsieur BOLLIET à créer une association voire un comité d'intérêt local met en évidence que le pouvoir municipal n'est pas au courant des créations d'associations sur son territoire. cf Journal Officiel 18 juillet 2009)
  • La très récente association "ô ce cours !" dont j'assume la présidence, a rapidement informé la mairie de son existence.
  • Très rapidement les premiers travaux de l'association se sont portés entre autre sur le stationnement anarchique pour lequel les autorités de Police ont été saisie par l'association. Des mesures d'enlèvement de quelques "véhicules épaves" sont déjà mises en oeuvre.
  • L'idée d'un détachement du cours d'Herbouville du quartier Est et Rhône n'est pas recevable, car le 4ème arrondissement mérite son unité jusqu'aux berges du Rhône, et de ses habitants en attente d'écoute.

Assemblée Générale Constitutive

Ce soir c'est au café Churchill que nous nous sommes réunis en assemblée constituante de l'association O Ce Cours. Plus d'une cinquantaine de personnes étaient présents pour répondre à l'appel de Danielle Cordiez à la rejoindre pour faire entendre la voix des habitants du cours d'Herbouville.

Après un exposé des raisons qui l'ont poussées à créer cette association, Danielle Cordiez a ensuite invité chaque participant à s'exprimer. Puis l'assemblée a procédé à la nomination du bureau de l'association.

Enfin, l'assemblée a fixé le montant de la cotisation annuelle à 10 Euros et invité chaque personne à adhérer. L'étape suivante consistera à rencontrer les autorités publiques pour obtenir un calendrier prévisionnels des travaux à venir et débuter la concertation.

Le bureau de l'association se réunira régulièrement pour faire le point sur l'avancé des dossiers et vous tiendra régulièrement informé sur ce blog.

Que se passa-t-il le 31 juillet 1977 ?

Issue des Archives du Progrès de Lyon.

Un immense fracas, et, quelques minutes plus tard, lorsque le nuage de poussière se dissipa, un immeuble de cinq étages avait vécu. Un énorme tas de gravas, de poutres et d'éléments de construction apparurent alors aux yeux épouvantés des témoins.

Une fois de plus, la hantise des Lyonnais, le glissement de terrain, avait accompli son oeuvre destructrice et meurtrière. Derrière le trou béant laissé par l'immeuble, la colline de la Croix-Rousse rappelait à ses habitants qu'ils étaient à sa merci, autant que ceux de Fourvière.

Il était vingt heures, ce 31 juillet 1977, et l'alerte n'avait été donnée qu'une petite demi-heure auparavant. Une équipe de sapeurs-pompiers de la 1re compagnie était appelée pour un petit glissement de terrain rue Justin-Godard, dans une petite propriété située dans une petite artère surplombant le Rhône. C'est de là qu'ils se rendirent compte que l'immeuble situé en contrebas était lézardé sur toute sa largeur, la fissure atteignant une dizaine de centimètres.

Avec une présence d'esprit remarquable, leur chef décidait d'évacuer l'immeuble de ses occupants séance tenante. Les sauveteurs se ruaient dans l'immeuble, frappant aux portes et poussèrent manu militari les habitants. Ceux-ci, pour la plupart attablés, se virent empoignés par les épaules, avec un strict minimum d'explications tandis que les sapeurs-pompiers procédaient à l'ouverture des portes, à coup de hache si besoin.

Leur chef, dit-on, constatant que la lézarde s'agrandissait à vue d'oeil, enjoignit à ses hommes de quitter immédiatement l'immeuble, ce qu'ils firent dans la minute. A peine le dernier d'entre eux avait-il franchi le seuil que la façade s'ouvrit en deux et que l'édifice s'écroula sur lui-même.

Des morts

Les instants qui suivirent furent ceux du doute. Tout le monde était-il sorti ? Un témoin affirma avoir aperçu une personne qui tentait d'ouvrir une fenêtre au 3e étage quelques instants avant le drame.

La nuit tombait, de nombreux secours avaient convergé sur les lieux et la police tentait de faire le décompte des habitants de l'immeuble. De neuf disparus au départ, la liste se réduisit progressivement à trois personnes, un couple de personnes retraitées, Léa et Gaston Senil, et une troisième victime potentielle dont on avait retrouvé la Simca 1000 garée à proximité.

Les opérations de déblaiement devaient, hélas, donner raison à ce sinistre dénombre, les trois corps, dont celui de M. Eugène Vidoni, 42 ans et locataire du 4e étage, finissant par être extraits des décombres les jours suivants.

Les premiers secours furent portés avec une prudence extrême, la leçon de l'éboulement de Fourvière ayant marqué les esprits en emportant dans une deuxième vague les sauveteurs présents sur les lieux.

Et en effet, vers 22 h 30, plusieurs pans de murs du garage de la propriété dominant l'immeuble s'effondraient avec fracas sur les ruines. Une énorme citerne à mazout apparaissait en surplomb et apportait un supplément de difficulté dans la protection des immeubles voisins dont on craignait qu'ils s'effondrassent à leur tour.

La circulation du cours d'Herbouville fut suspendue pour n'être rendue totalement à la circulation que bien des années plus tard.

Ce n'est que le lendemain que l'on put commencer à établir des bilans, humains avec la découverte des trois corps, matériels avec les six immeubles voisins vidés de leurs soixante-dix occupants et menaçant de s'écrouler à leur tour, en particulier le n° 15.

Il fallut étayer à la hâte les deux bâtisses fragilisées avant de commencer à évacuer l'énorme tas de gravas qui avait été un immeuble quelques heures auparavant.

Barbacanes obturées

Et déjà venaient les premières interrogations quant aux raisons de cette catastrophe. Très vite, on mit en cause la piscine surplombant l'immeuble, là où étaient apparues les premières fissures provoquant l'alerte. On suspecta aussi le sol lui-même, ce gruyère dont les galeries drainent depuis des temps immémoriaux les eaux souterraines. Des barbacanes n'avaient-elles pas été bouchées lors de la réfection d'un mur appuyé sur la colline ?

L'enquête judiciaire commençait et des experts renommés se penchaient sur toutes les hypothèses. L'appellation de " colline qui travaille " ainsi que l'on se plaît à nommer celle de la Croix-Rousse pour l'opposer à Fourvière, " la colline qui prie ", trouvait un sens premier et tragique.

Au fil des jours, puis des années, les immeubles adjacents tombèrent les uns après les autres. Le 15, condamné dès le lendemain de l'effondrement, puis toute une série laissant une immense trouée au bas de la colline.

Pas question de forcer le destin, c'est un gigantesque ouvrage (de 80 mètres de long sur 30 mètres de hauteur et pesant 6500 tonnes) conçu dans les normes de l'art qui fut élevé dans la vilaine trouée, de 1982 à 1985, tandis que la mémoire du drame s'estompait sans tomber dans l'oubli pour autant.

Il fallait maintenant rebâtir, les villes ayant horreur du vide et un projet prit corps.Dix ans plus tardS'il était maintenant possible de construire, l'autorité préfectorale s'opposait au principe d'une ZAC privée. Ce dernier obstacle au prolongement de ce qui était devenu un feuilleton urbanistique finit par être levé et le projet de deux promoteurs (SEER et SMCI) adopté dix ans plus tard. Compte tenu du site, l'aspect esthétique était de première importance. On choisit un style résolument moderne devant, en principe, s'intégrer au bâti existant. La première pierre fut posée le 14 novembre 1988.

C'est ainsi que les Lyonnais voient aujourd'hui ce grand immeuble bleu pâle sans toujours se douter qu'il masque les restes d'une tragédie.

Charles Joseph Marquis d'Herbouville

HERBOUVILLE (Charles- Joseph-Fortuné, marquis d'), était colonel lorsque la révolution éclata ; doué, d'un grand esprit de modération , il ne se prononça ni en faveur des doctrines nouvelles ni contre toutes les améliorations réclamées par les bons esprits : il resta, pour ainsi dire, neutre dans la grande lutte qui s'engageait. Il fut cependant appelé à la présidence du directoire du département de la Seine-Inférieure. Emprisonné après le 10 août, M. d'Herbouville fut remis en liberté peu de mois après, et passa dans la retraite le reste du temps que dura la tourmente révolutionnaire. Napoléon l'appela successivement à la préfecture des Deux-Nèthes et à celle du Rhône. L'enthousiasme que témoigna M. d'Herbouville à l'époque de la première restauration lui valut les titres de pair de France , de marquis , de lieutenant général, etc. Il exerça, en 1815, les fonctions de directeur général des postes, sans s'être attiré ni plaintes ni éloges. Il vote dans la chambre des pairs avec les hommes opposés aux idées nouvelles. (Histoire Biographique de la Chambre de Pairs, Alexandre Lardier, 1829).

Le Marquis d'Herbouville nait en 1756 à Paris, issu d'une maison d'ancienne chevalerie de Normandie , qui tire son nom d'une terre située au diocèse de Rouen, élection d'Arqués, et qu'une tradition fait descendre de la maison de Mortemer, dont elle porte les armes. Elle est connue depuis Colard , seigneur d'Herbouville, chevalier, qui vivait au commencement du treizième siècle. Cette maison a donné des chevaliers de l'ordre du roi, un premier gentilhomme de la chambre, un écuyer du roi de Navarre, des gouverneurs de places, et plusieurs officiers généraux. Charles-Joseph- Fortuné, marquis d'Herbouville, lieutenant-général des armées du roi, chevalier de Saint-Louis a été nommé pair de France le 17 août 1815. Armes : De gueules à la fleur de lys d'or. (Dictionnaire universel de la Noblesse Française).

Il meurt en 1829 au Chateau d'Herbouville en Normandie.

Un hôtel particulier porte son nom au 13 rue Pavée, anciennement Hôtel de Lorraine.

Quelques clichés anciens du Cours d'Herbouville

On trouve quelques clichés anciens du Quai d'Herbouville sur lesquels on voit très nettement que ce dernier était animé d'une activité commerçante très importante au début du XXème encore.

Ici les numéros 5, 6, 7, 8, 9 cours d'Herbouville :

Ici le début du Cours d'Herbouville, la maison d'Edouard Herriot au numéro 1, actuellement un magasin d'encadrement à la place de la Brasserie Saint Clair :

 

La dernière photo ne montre pas, contrairement à ce qu'elle indique, le cours d'herbouville proprement dit, mais la fin du Quai Lassage et sur la droite le début du cours d'Herbouville :

L'architecture du Cours d'Herbouville

Vu sur http://ruesdelyon.wysiup.net.

C'est un très large cours avec un terre plein central d'une double rangée d'arbres planté de quelques massifs.

  • Les façades sont parfaitement alignées, imposantes, car seulement interrompues par la montée Rater. Elles font trois à cinq étages, d'autres bâtiments sont construits au second plan dans les cours. Les façades sont simples avec de larges fenêtres, les seuls décors sont sur les portes.
  • L'exception vient du 13 au 16, une barre de dix étages reconstruite après l'effondrement de la colline, elle est grise, à la raideur rythmée par des colonnes en avancées. On retrouve aussi ces colonnes sur la façade voisine, elle aussi plus récente, 1905, la plus soignée du quai, signée Martinon au n°17, avec un portrait de femme et un d'enfant qui la regarde.

Parmi les éléments remarquables :

  • Une grande porte en bois au n°1 avec le portrait de Edouard Herriot et des têtes de colonnes ouvragées. Les portes du 24 et 34 sont élégantes aussi.
  • Un solide heurtoir au 18, celui du 21 est plus spectaculaire sur une large porte, celui du 30 est plus simple sur une porte bleue.
  • Le 25 ouvre par cinq portes-fenêtres arquées.
  • Le 37 ouvre par un grand portail surmonté d'une petite pièce à encadrement de bois.

Une association au service des habitants du cours d'Herbouville à Lyon

ÔceCours est une association loi 1901 à but non lucratif créée en 2009 par un groupe d'habitants et de commercants du cours d'Herbouville, soucieux de l'avenir de leur quartier, et souhaitant participer aux prises de décision engageant leur cadre de vie. L'association s'est donnée pour mission:

  • de favoriser les relations de voisinage et de solidarité entre résidents du cours d’Herbouville,
  • de participer à l'amélioration du cadre de vie tant sur le plan des aménagements publics que de la nature environnante,
  • de susciter une vie culturelle, de mettre en valeur le patrimoine matériel et immatériel du quartier, 
  • d'être force de proposition auprès des pouvoirs publics, 
  • d'être partie prenante des concertations publiques qui engagent l'avenir du cours d'Herbouville,
  • de favoriser l'émergence d'un bassin de vie interquartier,
  • de mobiliser  les habitants, les commercants et les entreprises du quartier dans leur diversité, autour de projets concrets,
  • d'exercer une veille sur les problématiques de vie quotidienne et les faire remonter aux instances concernées,
  • d’assurer l’information de ses adhérents et des habitants du cours d’Herbouville sur l’évolution des projets.

 

 

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