Herbouville dans la littérature Française

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Le marquis d'Herbouville, qui vécu entre 1756 et 1829 et à qui nous devont le nom du cours d'Herbouville est cité dans la littérature française :

  • Victor Hugo, Les Misérables, Tome 3 Marius, chapitre 3 :

Tous ces ecclésiastiques, quoique la plupart hommes de cour autant qu’hommes d’église, s’ajoutaient à la gravité du salon de T., dont cinq pairs de France, le marquis de Vibraye, le marquis de Talaru, le marquis d’Herbouville, le vicomte Dambray et le duc de Valentinois, accentuaient l’aspect seigneurial. Ce duc de Valentinois, quoique prince de Monaco, c’est-à-dire prince souverain étranger, avait une si haute idée de la France et de la pairie qu’il voyait tout à travers elles. C’était lui qui disait : Les cardinaux sont les pairs de France de Rome, les lords sont les pairs de France d’Angleterre. Au reste, car il faut en ce siècle que la révolution soit partout, ce salon féodal était, comme nous l’avons dit, dominé par un bourgeois. M. Gillenormand y régnait.

C’était là l’essence et la quintessence de la société parisienne blanche. On y tenait en quarantaine les renommées, même royalistes. Il y a toujours de l’anarchie dans la renommée. Chateaubriand, entrant là, y eût fait l’effet du père Duchêne. Quelques ralliés pourtant pénétraient, par tolérance, dans ce monde orthodoxe. Le comte Beugnot y était reçu à correction.

  • André Gide, Si le grain ne meurt, 1ere partie, chapitre 1:

Mes parents avaient pris coutume de passer les vacances d’été dans le Calvados, à La Roque Baignard, cette propriété qui revint à ma mère au décès de ma grand-mère Rondeaux. Les vacances du Nouvel An, nous les passions à Rouen dans la famille de ma mère ; celles de Pâques à Uzès, auprès de ma grand-mère paternelle.

Rien de plus différent que ces deux familles ; [...]

Mon arrière-grand-père, Rondeaux de Montbray, conseiller, comme son père, à la Cour des Comptes, dont le bel hôtel existait encore sur la place Notre-Dame, en face de la cathédrale – était maire de Rouen en 1789. En 93, il fut incarcéré à Saint-Yon avec M. d’Herbouville, et M. de Fontenay, qu’on tenait pour plus avancé, le remplaça. Sorti de prison, il se retira à Louviers. C’est là, je crois, qu’il se remaria. Il avait eu deux enfants d’un premier lit ; et jusqu’alors la famille Rondeaux avait toute été catholique ; mais, en secondes noces, Rondeaux de Montbray épousa une protestante, Mlle Dufour, qui lui donna encore trois enfants, dont Édouard, mon grand-père. Ces enfants furent baptisés et élevés dans la religion catholique. Mais mon grand-père épousa lui aussi une protestante, Julie Pouchet ; et cette fois les cinq enfants, dont le plus jeune était ma mère, furent élevés protestants.

Merci à un habitant du cours qui se reconnaîtra, qui nous a fait partager ces anecdoctes.

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