Historique du stationnement payant sur le cours d'Herbouville

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Voici un retour dans le passé sur l'historique du stationnement payant cours d'Herbouville. Cliquez sur les liens orange pour accéder aux articles concernés.

Un paradoxe existe sur le Cours d'Herbouville. Cette artère de seulement 800m de long, avec relativement peu de riverains car enchâssée entre le Rhône et le flanc de colline de la Croix Rousse, dispose actuellement d'un parc d'environ 300 places publiques pour environ 800 foyers auquel il faut rajouter les places privées existantes dans certains immeubles du cours. Et pourtant, au quotidien, il reste très difficile aux riverains de se garer dans la rue. Une des raisons de ces difficultés est le nombre de places régulièrement séquestrées par des voitures de personnes n'habitant pas le quartier et laissées sur place de manière prolongée, alors même que la loi, interdit de rester plus de 7 jours consécutifs au même endroit.

Jusqu'en 2010, le stationnement cours d'Herbouville était entièrement gratuit. De nombreux véhicules y étaient stationnés et ne bougeaient pas pendant des mois, bloquant des places pour les riverains. La solution à l'époque était d'organiser des opérations "voitures ventouses", où ponctuellement les services de la voirie venaient estimer les voitures ventouses et les enlever, ce qui libérait de la place pour les riverains en attendant que de nouvelles voitures ventouses ne s'installent de nouveaux. Ce type d'opérations, à la demande de l'association ÔCeCours, sont régulièrement organisées, encore aujourd'hui, mais leur effet est transitoire. Ce n'est pas une solution pérenne.

En avril 2010 et sous l'impulsion de l'association ÔCeCours!, fraichement créée, la voie Nord-Sud du cours d'Herbouville (coté immeuble) passe en stationnement "payant" (dans un premier temps coté immeuble puis environ un an plus tard coté allée centrale en plus). Sa demande était à l'époque l'extension totale du stationnement payant. Ce changement déterminant en était la première étape. Témoin du succès de ce changement, il est observable par chacun aujourd'hui qu'il est beaucoup plus facile de stationner coté immeuble (payant) que coté berge et sur les allées centrales (gratuit).

Il est important de noter que le succès du stationnement payant est dépendant du bon vouloir et de l'efficacité des services de la voirie. En somme, il ne suffit pas de peindre au sol une inscription "payante" pour voir disparaitre les voitures ventouses. Il faut aussi des moyens humains, en l'occurrence des agents venant très régulièrement verbaliser les voitures contrevenantes. C'est pourquoi les décisions de mise en place de stationnement payantes sont longues, elles doivent impliquer l'ensemble des partenaires concernés.

En juillet 2013, une anecdocte interessante est survenue. A l'occasion du bien connu Tour de France à vélo, les cyclistes passaient par la place adrien godien, juxtant le cours d'Herbouville. Afin d'entreposer les centaines de barrières nécessaires aux organisateurs du Tour, le stationnement sur toutes les berges était interdit sous risque d'enlèvement; l'association ÔCeCours! avait à l'époque relayée ce risque d'enlèvement et conseillé aux riverains qui n'avaient pas forcement vu les panneaux de déplacer leur véhicule. Au final un important nombre de voitures ont pourtant été enlevées. Une bonne partie de ces véhicules n'ayant pas été réclamée par leur propriétaire, une enquête a révélé qu'il s'agissait de voitures volées abandonnées sur les berges du cours d'Herbouville. Si un stationnement payant sur les berges avait été instauré à l'époque il aurait permis d'identifier en amont ces voitures (au vu des PV qui s'accumuleraient sur leur pare-brise) et les faire enlever bien plus tôt.

En septembre 2016, à l'occasion du projet de réaménagement du cours d'Herbouville et de création de piste cyclable, l'extension totale du stationnement payant sur le cours d'Herbouville, réclamée depuis plus de 6 ans, nous est accordé et même au-delà, incluant une partie de la rue Eugnène Pons et de la montée Bonnafous. Cette extension, conditionnée par la réalisation du réaménagement du cours est destinée à compenser la perte de places de stationnement.

 

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