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Consultation sur le stationnement résident payant

Dans le cadre du conseil de quartier, nous organisons une consultation à tous les habitants du cours d'Herbouville. Nous vous demandons de vous prononcer sur le projet de stationnement résident payant. Les avis sont très partagés sur ce type de fonctionnement pour notre quartier.

Qu'est ce que le stationnement résident payant ?

C'est un mode de stationnement payant mais avec un tarif préférentiel aux résidents. Le stationnement payant est valable de 9h à 12h et de 14h à 18h (sauf extension). Pour les résidents, un tarif spécial est proposé à la journée, à la semaine ou au mois (env 16 Euros par mois pour 1 vignette, a priori il pourrait y avoir 2 vignettes par foyer).

Les résultats de la concertation seront publiés et transmis aux pouvoirs publics.

Répondez à la consultation en ligne en cliquant sur ce lien :

REPONDRE A LA CONSULTATION EN LIGNE

Opération Sapins de Noël sur le Cours d'Herbouville

Vendredi 11 Décembre 18h00

C'est un camion qui vient nous apporter une cargaison de sapins de noël !

L'association des commerçants du plateau de la croix Rousse représenté par Jean Pierre Quénard, associée aux commerçants du Cours d'Herbouville et au conseil de Quartier Est et à l'initiative de l'association O Ce Cours ont offert à notre quai un peu de gaieté.

Pour l'occasion quelques habitants, commerçants et élus s'étaient donnés rendez vous pour accueillir ces sapins et boire un verre à la santé du Quai d'Herbouville et de ses habitants. Ce fut l'occasion de mettre un petit coup de projecteur sur le quotidien de notre quartier et ses problèmes de commerce.

Les élus David Klimelfeld, Emmanuel Hamelin et le député Pierre Alain Muet sont venus fêter avec nous cet événement.

 

 Samedi 12 Décembre 9h00

A l'aide de quelques bonnes volontés, les sapins sont répartis tout au long du quai, laissés nu pour que chacun puisse y apporter sa décoration.

Mot de remerciement de Danielle Cordiez, présidente de l'association O Ce Cours :

Je viens au nom de tous les habitants du cours d'Herbouville vous remercier à nouveau pour la distribution de sapins dans notre quartier vendredi soir.
Merci à toi, Jean-Pierre (Quénard NDLR) qui a compris très rapidement la nature de ma demande. Ce geste représente pour tous un rattachement à la vie du plateau, fut-il symbolique.
Merci à tous les membres du conseil du quartier Est et Rhône d'avoir accepté de jouer le jeu et de nous permettre de décorer notre quartier.

Merci à l'Association Lyon Croix-Rousse et plus particulièrement à Mr. Descours, à Muriel Nemoz, à Anne Piaguet d'avoir participé à la mise en oeuvre mais aussi en partie au financement de cette animation.
Et puis, nous avons eu le plaisir de recevoir des personnalités qui ont montré leur intérêt à notre démarche.

Enfin, je remercie toutes les personnes qui se sont déplacées et avec qui nous avons partagé un bon moment.

Ce samedi nous avons disposé les sapins tout au long du cours en faisant le maximum pour dissuader d'éventuels "emprunts".
Cela nous a permi de communiquer avec un grand nombre de riverains qui ont accueilli cette initiative avec grand plaisir.

Notre quartier vient de prendre un petit air de fête inhabituel grâce à toute ces bonnes volontés.

Encore merci à tous !!!

Stop aux voitures épaves !!!

Depuis plusieurs mois des voitures non roulantes sont stationnées sur le Cours d'Herbouville profitant de la gratuité sans pour autant se soucier de la règlementation (qui interdit les stationnements plus de 24h sur la même place) et surtout sans se soucier de l'impacte sur l'environnement et le stationnement.C'est pourquoi nous avons décidé de saisir les autorités de Police pour verbaliser et faire retirer ces véhicules afin de libérer de la place déjà si rare.N'hésitez pas à nous informer de telles situations afin que nous puissions faire intervenir les autorités.pour cela : contact@ocecours.org ou par téléphone au 06 99 15 43 91

Cours d'Herbouville, nous avons des artisans

Article tiré du Progres :Éric Depeyre, artisan coutelier depuis 2003, s'est spécialisé dans les « fermants » en acier et matières noblesLes cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés ! Éric Depeyre, artisan coutelier, détient toujours sur lui deux couteaux, qu'il n'hésite pas à sortir, au restaurant ou chez des amis, pour couper sa viande. Inutile de préciser que quand il exhibe un de ses couverts à manche de sureau ou de corne de buffle du Vietnam, il fait sensation. « Cela permet d'engager un sujet de conversation » observe-t-il.Ce « gone » du 6e arrondissement de Lyon a enchaîné les petits boulots pendant des années : peintre, vendeur de vêtements, pompiste, agent de la SNCF, réparateur de matériel médical. Lors de ses moments de liberté, cet amateur de ball-trap s'amusait à monter et à remonter des Laguiole. Puis, à la faveur d'une période de chômage, il a fait un bilan de compétence en 2002 et s'est lancé dans une formation accélérée d'artisan coutelier, chez un maître : Henri Viallon, Meilleur Ouvrier de France, installé à Thiers. « Je voulais travailler pour moi » reconnaît ce quadragénaire. Il apprécie de « partir d'une feuille de dessin, de trouver des harmonies, de voir évoluer le matériel (acier, bois) pour arriver à un résultat », un bel objet. Il lui faut au moins deux jours pour fabriquer un couteau. Il s'est spécialisé dans les modèles « fermants » (comprendre pliants), ornés de matières nobles : bois de fer d'Arizona, os de chameau, autruche, girafe, corne, défense de mammouth, corail… « J'essaie de faire des couteaux élégants et fonctionnels, sensuels dans la main » dit-il, tout en déplorant que ses acheteurs, des collectionneurs, enferment leur trésor sous vitrine. « Quand je vends un couteau, l'affûtage est gratuit, mais je ne le revois jamais, car il ne sert pas ». Dommage, car « le couteau est le compagnon idéal de l'homme » dans sa vie quotidienne.Après avoir débuté rue de la Ruche (Lyon 3e), Éric est installé depuis trois ans cours d'Herbouville. Et il compte parmi ses voisins des designers de couteaux avec lame en céramique mais eux, ils fabriquent en Chine!«Au fil du cours». 6, crs d'Herbouville Lyon 4e. Tél : 06 83 59 96 60 www.ericdepeyre.com

Le cours d'Herbouville c'est encore la Croix Rousse

Article paru dans le magazine "le Progrès".

En réponse à l'article du Progrès Danielle CORDIEZ tient à apporter ces informations complémentaires :

  • L'invitation de Monsieur BOLLIET à créer une association voire un comité d'intérêt local met en évidence que le pouvoir municipal n'est pas au courant des créations d'associations sur son territoire. cf Journal Officiel 18 juillet 2009)
  • La très récente association "ô ce cours !" dont j'assume la présidence, a rapidement informé la mairie de son existence.
  • Très rapidement les premiers travaux de l'association se sont portés entre autre sur le stationnement anarchique pour lequel les autorités de Police ont été saisie par l'association. Des mesures d'enlèvement de quelques "véhicules épaves" sont déjà mises en oeuvre.
  • L'idée d'un détachement du cours d'Herbouville du quartier Est et Rhône n'est pas recevable, car le 4ème arrondissement mérite son unité jusqu'aux berges du Rhône, et de ses habitants en attente d'écoute.

Assemblée Générale Constitutive

Ce soir c'est au café Churchill que nous nous sommes réunis en assemblée constituante de l'association O Ce Cours. Plus d'une cinquantaine de personnes étaient présents pour répondre à l'appel de Danielle Cordiez à la rejoindre pour faire entendre la voix des habitants du cours d'Herbouville.

Après un exposé des raisons qui l'ont poussées à créer cette association, Danielle Cordiez a ensuite invité chaque participant à s'exprimer. Puis l'assemblée a procédé à la nomination du bureau de l'association.

Enfin, l'assemblée a fixé le montant de la cotisation annuelle à 10 Euros et invité chaque personne à adhérer. L'étape suivante consistera à rencontrer les autorités publiques pour obtenir un calendrier prévisionnels des travaux à venir et débuter la concertation.

Le bureau de l'association se réunira régulièrement pour faire le point sur l'avancé des dossiers et vous tiendra régulièrement informé sur ce blog.

Que se passa-t-il le 31 juillet 1977 ?

Issue des Archives du Progrès de Lyon.

Un immense fracas, et, quelques minutes plus tard, lorsque le nuage de poussière se dissipa, un immeuble de cinq étages avait vécu. Un énorme tas de gravas, de poutres et d'éléments de construction apparurent alors aux yeux épouvantés des témoins.

Une fois de plus, la hantise des Lyonnais, le glissement de terrain, avait accompli son oeuvre destructrice et meurtrière. Derrière le trou béant laissé par l'immeuble, la colline de la Croix-Rousse rappelait à ses habitants qu'ils étaient à sa merci, autant que ceux de Fourvière.

Il était vingt heures, ce 31 juillet 1977, et l'alerte n'avait été donnée qu'une petite demi-heure auparavant. Une équipe de sapeurs-pompiers de la 1re compagnie était appelée pour un petit glissement de terrain rue Justin-Godard, dans une petite propriété située dans une petite artère surplombant le Rhône. C'est de là qu'ils se rendirent compte que l'immeuble situé en contrebas était lézardé sur toute sa largeur, la fissure atteignant une dizaine de centimètres.

Avec une présence d'esprit remarquable, leur chef décidait d'évacuer l'immeuble de ses occupants séance tenante. Les sauveteurs se ruaient dans l'immeuble, frappant aux portes et poussèrent manu militari les habitants. Ceux-ci, pour la plupart attablés, se virent empoignés par les épaules, avec un strict minimum d'explications tandis que les sapeurs-pompiers procédaient à l'ouverture des portes, à coup de hache si besoin.

Leur chef, dit-on, constatant que la lézarde s'agrandissait à vue d'oeil, enjoignit à ses hommes de quitter immédiatement l'immeuble, ce qu'ils firent dans la minute. A peine le dernier d'entre eux avait-il franchi le seuil que la façade s'ouvrit en deux et que l'édifice s'écroula sur lui-même.

Des morts

Les instants qui suivirent furent ceux du doute. Tout le monde était-il sorti ? Un témoin affirma avoir aperçu une personne qui tentait d'ouvrir une fenêtre au 3e étage quelques instants avant le drame.

La nuit tombait, de nombreux secours avaient convergé sur les lieux et la police tentait de faire le décompte des habitants de l'immeuble. De neuf disparus au départ, la liste se réduisit progressivement à trois personnes, un couple de personnes retraitées, Léa et Gaston Senil, et une troisième victime potentielle dont on avait retrouvé la Simca 1000 garée à proximité.

Les opérations de déblaiement devaient, hélas, donner raison à ce sinistre dénombre, les trois corps, dont celui de M. Eugène Vidoni, 42 ans et locataire du 4e étage, finissant par être extraits des décombres les jours suivants.

Les premiers secours furent portés avec une prudence extrême, la leçon de l'éboulement de Fourvière ayant marqué les esprits en emportant dans une deuxième vague les sauveteurs présents sur les lieux.

Et en effet, vers 22 h 30, plusieurs pans de murs du garage de la propriété dominant l'immeuble s'effondraient avec fracas sur les ruines. Une énorme citerne à mazout apparaissait en surplomb et apportait un supplément de difficulté dans la protection des immeubles voisins dont on craignait qu'ils s'effondrassent à leur tour.

La circulation du cours d'Herbouville fut suspendue pour n'être rendue totalement à la circulation que bien des années plus tard.

Ce n'est que le lendemain que l'on put commencer à établir des bilans, humains avec la découverte des trois corps, matériels avec les six immeubles voisins vidés de leurs soixante-dix occupants et menaçant de s'écrouler à leur tour, en particulier le n° 15.

Il fallut étayer à la hâte les deux bâtisses fragilisées avant de commencer à évacuer l'énorme tas de gravas qui avait été un immeuble quelques heures auparavant.

Barbacanes obturées

Et déjà venaient les premières interrogations quant aux raisons de cette catastrophe. Très vite, on mit en cause la piscine surplombant l'immeuble, là où étaient apparues les premières fissures provoquant l'alerte. On suspecta aussi le sol lui-même, ce gruyère dont les galeries drainent depuis des temps immémoriaux les eaux souterraines. Des barbacanes n'avaient-elles pas été bouchées lors de la réfection d'un mur appuyé sur la colline ?

L'enquête judiciaire commençait et des experts renommés se penchaient sur toutes les hypothèses. L'appellation de " colline qui travaille " ainsi que l'on se plaît à nommer celle de la Croix-Rousse pour l'opposer à Fourvière, " la colline qui prie ", trouvait un sens premier et tragique.

Au fil des jours, puis des années, les immeubles adjacents tombèrent les uns après les autres. Le 15, condamné dès le lendemain de l'effondrement, puis toute une série laissant une immense trouée au bas de la colline.

Pas question de forcer le destin, c'est un gigantesque ouvrage (de 80 mètres de long sur 30 mètres de hauteur et pesant 6500 tonnes) conçu dans les normes de l'art qui fut élevé dans la vilaine trouée, de 1982 à 1985, tandis que la mémoire du drame s'estompait sans tomber dans l'oubli pour autant.

Il fallait maintenant rebâtir, les villes ayant horreur du vide et un projet prit corps.Dix ans plus tardS'il était maintenant possible de construire, l'autorité préfectorale s'opposait au principe d'une ZAC privée. Ce dernier obstacle au prolongement de ce qui était devenu un feuilleton urbanistique finit par être levé et le projet de deux promoteurs (SEER et SMCI) adopté dix ans plus tard. Compte tenu du site, l'aspect esthétique était de première importance. On choisit un style résolument moderne devant, en principe, s'intégrer au bâti existant. La première pierre fut posée le 14 novembre 1988.

C'est ainsi que les Lyonnais voient aujourd'hui ce grand immeuble bleu pâle sans toujours se douter qu'il masque les restes d'une tragédie.

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